Karine's profilePetite Louise, Eric et K...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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October 31 Recrutement… suite mais pas fin…Ca fait longtemps que je l’ai promis et, comme tout finit toujours par arriver, je profite d’une sieste matinale de petite Louise (oui… le temps nous file désormais entre les doigts…) pour revenir sur le recrutement d’Emily (qui n’est toujours pas des nôtres… j’y reviendrai plus loin)… Je vous l’avais dit : la deuxième quinzaine du mois de septembre a été consacrée, pour nous, au recrutement… Si l’on m’avait dit qu’un jour je recruterais quelqu’un !!! Nous avions tout d’abord envisagé la solution de la helper à mi-temps… Totalement illégale, cette solution, mais elle permettait de décharger nos consciences du poids de la culpabilité puisque nous n’aurions pas eu alors à loger la dame en question… Cela aurait juste ressemblé à du baby-sitting tel qu’on peut le connaître en France… Nous avons donc déposé une annonce dans le hall de notre résidence et géré les appels (nombreux). D’emblée, nous avons écarté celles qui habitaient à l’autre bout de l’île : il nous fallait quelqu’un qui puisse être là tôt le matin, de façon sûre… Il est demeuré plusieurs candidates… Nous devions rencontrer la première un dimanche après-midi… elle n’est pas venue, sans que nous sachions pourquoi… Peu importait le pourquoi, d’ailleurs : la solution, illégale, du mi-temps nous plaçait, nous l’avons alors compris, dans une position trop délicate pour être gérée… Si la dame ne se pointait pas un matin (parce que pas envie, parce qu’empêchée par son employeur officiel ou pour toute autre raison), nous n’avions aucun recours… juste notre angoisse à gérer… CQFD… Retour à la case départ… Dommage pour nos consciences qui auraient pu s’en tirer à plutôt bon compte… On arrive à envisager la solution “helper à plein temps” et on accepte de gérer l’idée de participer pleinement à un système qui ne nous convient qu’à moitié… Première étape : “rencontrer” des candidates… Plusieurs solutions : passer par une agence (elles sont nombreuses à Hong Kong), par les petites annonces que les helpers mettent dans les supermarchés des quartiers où elles travaillent (où elles aimeraient travailler ?), par le bouche à oreille, ou en furetant sur internet (deux sites de référence : asiaexpat et amahnet)… Le bouche à oreille n’a pas fonctionné et le fait de passer par une agence nous posait un nouveau problème de conscience : les agences demandent souvent une participation financière aux helpers pour les mettre en contact avec les employeurs (qui payent aussi, mais ça, ça nous paraît bien plus logique) et ont parfois des pratiques pour le moins discutables (proposant par exemple aux employeurs de loger une helper moyennant le paiement d’un loyer tout à fait raisonnable, de l’ordre de 200 euros par mois… Rien de bien choquant… sauf que l’agence ne précise pas, dans ce cas précis, que la helper en question a dû, à son arrivée à Hong Kong, payer par avance un an de loyer… 2000 euros qui seront, peut-être, récupérés si elle trouve un employeur rapidement mais qui, de toutes façons, représentent une somme hallucinante pour ces filles !)… Restent les annonces dans le supermarché du coin et les sites internet. Nous exploitons les deux filons… Deux week-end durant, nous faisons passer des entretiens d’embauche… Que nous sommes mauvais !!! Pas grand-chose à demander… on ne sait pas faire, c’est aussi simple que ça… On s’excuse presque de poser des questions… on fait visiter, tout désolés, la chambre (que toutes, sans exception, trouveront pas mal du tout ! à se demander où elles ont logé précédemment !)…Mais on fait confiance à notre intuition, on se base sur notre sentiment premier…Pour le reste, on explique ce que l’on veut et ce que l’on propose… Ce qu’on veut ? La garde exclusive de Louise le matin. C’est la priorité. Pour le reste, que de l’ordinaire : le ménage, le repassage, les courses et la préparation du repas du soir… avec un petit “plus” : la garde de Louise certains vendredis soirs, dès qu’elle sera un peu plus grande (La péro oblige !)… Côté horaires, nous n’en imposons que le matin, pour la garde de Louise… ensuite, peu nous importe la façon dont on s’organise, à partir du moment où les choses sont faites… En clair, libre à celle qui viendra co-habiter avec nous de tout régler en début d’après-midi, pour être tranquille le reste de la journée, ou de faire une sieste pour ensuite bosser en soirée, ou même de faire une grosse journée ménage une fois par semaine pour avoir des journées “allégées” ensuite… Ce que nous proposons ? Pas grand-chose d’exceptionnel… Le salaire minimum tourne autour de 350 euros, nous proposons un peu plus (encore la gestion difficile de nos consciences torturées)… Pas de prime repas (la prime repas prévue par la loi est de 70 euros par mois… on mange quoi, avec 70 euros par mois ?) mais un partage de ce qu’il y a dans la cuisine… La législation prévoit un jour de congé par semaine, nous en proposons deux parce qu’il n’y a pas vraiment de raison pour que quelqu’un gère la maison ou s’occupe de Louise le week-end, alors que nous sommes là (et puis nous aimons bien aller faire nos petites courses, cuisiner, de temps à autres, de petits plats bien français)… La durée minimum des vacances est de 7 jours pour la première année, avec voyage aller-retour pour le pays d’origine payé par l’employeur… Nous proposons trois semaines mais imposons la date : en juillet, quand nous rentrons en France… à ces jours, s’ajoutent d’autres jours, de fait, lorsque nous serons nous-mêmes en vacances (en général trois ou quatre semaines par an… sans doute un peu moins cette année pour cause de petite Louise) : pas de retour payé pour les Philippines dans pour ces “petites” vacances (toutes les candidates que nous rencontrons sont originaires des Philippines) mais la possibilité soit de demeurer dans l’appartement soit de s’absenter… Rien de formidable, hein ? Nous ménageons la chèvre et le chou : mieux que ce qui se fait ici, moins bien que ce qui se fait en France… Rien de formidable mais une offre qui, pourtant, doit être supérieure à ce qui se pratique puisque toutes les candidates que nous verrons, quand nous leur exposons les conditions en leur demandant si cela leur convient, nous diront qu’il s’agit là d’une “bonne” offre… En même temps, si la porte est vraiment ouverte, -nous sommes prêts à discuter, sont-elles vraiment, ces candidates, en position pour discuter ? La seule chose qui nous rassure un peu c’est que plusieurs d’entre elles ont d’autres entretiens et nous diront nous faire passer en priorité… une autre m’enverra des sms toute une semaine durant pour me souhaiter une bonne journée, pour me demander comment je vais, pour me dire qu’elle prie pour moi… Bilan : nous voyons une dizaine de candidates qui toutes, à deux exception près pourraient tout à fait travailler avec nous. Deux exceptions donc : la première, une fille très frêle, très fragile, qui, malgré ses 30 ans, a l’air tout juste sortie de l’adolescence et à qui nous ne nous voyons pas du tout confier petite Louise… la seconde une fille exceptionnelle, belle comme un coeur, cultivée, parfaitement bilingue, dynamique, pleine d’humour, qui pourrait tout à fait être une copine, mais qui menace, dès l’entretien, de prendre le pouvoir sur moi bourrée de culpabilité… Ce serait quand même bête qu’elle profite de l’absence d’Eric pour m’installer dans la chambre de maid et s’installer dans mon lit, non ?… En fait, cette dernière souffre de ce que l’on pourrait comparer à un excédent de diplôme dans d’autres boulots : elle est trop bien pour ce qu’on lui propose… on la voit davantage travailler pour une famille très argentée, gérant un nombreux personnel de maison, ce qui correspond, si nous avons bien compris, à ce qu’elle faisait précédemment… Finalement, le choix se fait assez facilement : Emily n’est pas plus qualifiée qu’une autre, elle est juste celle avec qui nous avons eu le meilleur contact… Nous l’appelons pour lui demander si elle veut toujours de nous et elle a l’air bien contente… Nous aussi, on est bien contents… Le plus dur est à venir : il faut rappeler toutes les autres candidates pour leur annoncer notre choix… Parce que oui, nous rappelons tout le monde… Que c’est dur ! Un vrai crève-coeur… Nous nous partageons la tâche… Ensuite, débute la partie administrative de l’embauche… et ce n’est pas le plus simple ! C’est Monsieur qui s’y colle puisque, en tant que femme d’expat’ sans revenus, je ne suis pas autorisée à embaucher une helper (il faut un salaire minimum et, comme Eric et moi ne portons pas le même nom, je ne peux signer pour lui)… La règle est la suivante : quand une helper est employée après être allée au bout de son contrat précédent son visa peut être obtenu très rapidement (en deux semaines)… par contre, si le contrat a été rompu, que ce soit par l’employeur ou par l’employé, les choses se compliquent… Il faut que la helper rentre dans son pays d’origine et l’obtention du visa peut être assez longue… On a décidé de passer par une des fameuses agences de recrutement, dont je parlais plus haut, en se disant que cela accélèrerait peut-être le processus… Ben non… Ca le simplifie, bien sûr, puisqu’ils se chargent des démarches : organisation de la visite médicale (une helper ne peut obtenir de visa que dans la mesure où elle n’a pas de grave maladie… horrible, hein ?… mais à l’image d’un pays où un certificat de non-séropositivité est exigé pour pouvoir s’installer… à ceci prêt que le dossier médical d’une helper est ensuite confié… à ses employeurs !), démarches auprès du consulat des Philippines et auprès des autorités de Hong Kong… Mais le processus demeure très, très long… Emily, que nous attendions le 1er novembre, n’a toujours pas obtenu son visa… il faudra ensuite lui envoyer puis organiser son voyage… Monsieur est déjà passé dans les services de l’immigration, muni du “birth certificate” de Louise, pour dire que ce serait quand même super bien si les choses pouvaient un peu être accélérées… cela n’a pas l’air de changer les choses… Néanmoins, comme nous sommes très très optimiste, Monsieur y retourne lundi matin… Autant dire que la panique commence à poindre… et qu’Emily est très très attendue dans notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle ! 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