Karine's profilePetite Louise, Eric et K...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 05 Recrutement… second round…Encore des nouvelles de notre recrutement… A force d’insister auprès des autorités hongkongaises (un appel et deux passages en chair en os), Eric a réussi à accélérer le processus d’attribution des visas… Lundi, quand il était dans les locaux des services de l’immigration, on lui a promis que le visa serait prêt le lendemain… Et, effectivement, il était prêt… C’est l’agence qui est passé le chercher… Il ne restait donc plus qu’à expédier le visa à Emily et à lui trouver une place dans le premier avion pour Hong Kong… L’agence était formelle : elle serait là dimanche… Ouf ! Ca, c’était mardi… Jeudi, c’était plutôt : “adieu veau, vache, cochon” ! Emily ne viendra pas dimanche… Emily ne viendra pas dans les semaines à venir… Emily s’est cassé la jambe et est immobilisée jusqu’au 5 décembre… Evidemment, pour toutes les raisons qu’on a déjà données/expliquées, nous n’avons aucune solution de remplacement… Euh.. quelqu’un a envie de jouer les baby-sitter dans notre nouvelle vie à nous qui, décidément, n’en finit pas d’être nouvelle ? November 01 Halloween…Hier, c’était Halloween… L’année dernière, si vous vous souvenez, nous l’avions fêté dans les rues de Lang Kwai Fong… Cette année, nous l’avons fêté avec Petite Louise… Finalement, rien ne change vraiment, dans notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 31 Recrutement… suite mais pas fin…Ca fait longtemps que je l’ai promis et, comme tout finit toujours par arriver, je profite d’une sieste matinale de petite Louise (oui… le temps nous file désormais entre les doigts…) pour revenir sur le recrutement d’Emily (qui n’est toujours pas des nôtres… j’y reviendrai plus loin)… Je vous l’avais dit : la deuxième quinzaine du mois de septembre a été consacrée, pour nous, au recrutement… Si l’on m’avait dit qu’un jour je recruterais quelqu’un !!! Nous avions tout d’abord envisagé la solution de la helper à mi-temps… Totalement illégale, cette solution, mais elle permettait de décharger nos consciences du poids de la culpabilité puisque nous n’aurions pas eu alors à loger la dame en question… Cela aurait juste ressemblé à du baby-sitting tel qu’on peut le connaître en France… Nous avons donc déposé une annonce dans le hall de notre résidence et géré les appels (nombreux). D’emblée, nous avons écarté celles qui habitaient à l’autre bout de l’île : il nous fallait quelqu’un qui puisse être là tôt le matin, de façon sûre… Il est demeuré plusieurs candidates… Nous devions rencontrer la première un dimanche après-midi… elle n’est pas venue, sans que nous sachions pourquoi… Peu importait le pourquoi, d’ailleurs : la solution, illégale, du mi-temps nous plaçait, nous l’avons alors compris, dans une position trop délicate pour être gérée… Si la dame ne se pointait pas un matin (parce que pas envie, parce qu’empêchée par son employeur officiel ou pour toute autre raison), nous n’avions aucun recours… juste notre angoisse à gérer… CQFD… Retour à la case départ… Dommage pour nos consciences qui auraient pu s’en tirer à plutôt bon compte… On arrive à envisager la solution “helper à plein temps” et on accepte de gérer l’idée de participer pleinement à un système qui ne nous convient qu’à moitié… Première étape : “rencontrer” des candidates… Plusieurs solutions : passer par une agence (elles sont nombreuses à Hong Kong), par les petites annonces que les helpers mettent dans les supermarchés des quartiers où elles travaillent (où elles aimeraient travailler ?), par le bouche à oreille, ou en furetant sur internet (deux sites de référence : asiaexpat et amahnet)… Le bouche à oreille n’a pas fonctionné et le fait de passer par une agence nous posait un nouveau problème de conscience : les agences demandent souvent une participation financière aux helpers pour les mettre en contact avec les employeurs (qui payent aussi, mais ça, ça nous paraît bien plus logique) et ont parfois des pratiques pour le moins discutables (proposant par exemple aux employeurs de loger une helper moyennant le paiement d’un loyer tout à fait raisonnable, de l’ordre de 200 euros par mois… Rien de bien choquant… sauf que l’agence ne précise pas, dans ce cas précis, que la helper en question a dû, à son arrivée à Hong Kong, payer par avance un an de loyer… 2000 euros qui seront, peut-être, récupérés si elle trouve un employeur rapidement mais qui, de toutes façons, représentent une somme hallucinante pour ces filles !)… Restent les annonces dans le supermarché du coin et les sites internet. Nous exploitons les deux filons… Deux week-end durant, nous faisons passer des entretiens d’embauche… Que nous sommes mauvais !!! Pas grand-chose à demander… on ne sait pas faire, c’est aussi simple que ça… On s’excuse presque de poser des questions… on fait visiter, tout désolés, la chambre (que toutes, sans exception, trouveront pas mal du tout ! à se demander où elles ont logé précédemment !)…Mais on fait confiance à notre intuition, on se base sur notre sentiment premier…Pour le reste, on explique ce que l’on veut et ce que l’on propose… Ce qu’on veut ? La garde exclusive de Louise le matin. C’est la priorité. Pour le reste, que de l’ordinaire : le ménage, le repassage, les courses et la préparation du repas du soir… avec un petit “plus” : la garde de Louise certains vendredis soirs, dès qu’elle sera un peu plus grande (La péro oblige !)… Côté horaires, nous n’en imposons que le matin, pour la garde de Louise… ensuite, peu nous importe la façon dont on s’organise, à partir du moment où les choses sont faites… En clair, libre à celle qui viendra co-habiter avec nous de tout régler en début d’après-midi, pour être tranquille le reste de la journée, ou de faire une sieste pour ensuite bosser en soirée, ou même de faire une grosse journée ménage une fois par semaine pour avoir des journées “allégées” ensuite… Ce que nous proposons ? Pas grand-chose d’exceptionnel… Le salaire minimum tourne autour de 350 euros, nous proposons un peu plus (encore la gestion difficile de nos consciences torturées)… Pas de prime repas (la prime repas prévue par la loi est de 70 euros par mois… on mange quoi, avec 70 euros par mois ?) mais un partage de ce qu’il y a dans la cuisine… La législation prévoit un jour de congé par semaine, nous en proposons deux parce qu’il n’y a pas vraiment de raison pour que quelqu’un gère la maison ou s’occupe de Louise le week-end, alors que nous sommes là (et puis nous aimons bien aller faire nos petites courses, cuisiner, de temps à autres, de petits plats bien français)… La durée minimum des vacances est de 7 jours pour la première année, avec voyage aller-retour pour le pays d’origine payé par l’employeur… Nous proposons trois semaines mais imposons la date : en juillet, quand nous rentrons en France… à ces jours, s’ajoutent d’autres jours, de fait, lorsque nous serons nous-mêmes en vacances (en général trois ou quatre semaines par an… sans doute un peu moins cette année pour cause de petite Louise) : pas de retour payé pour les Philippines dans pour ces “petites” vacances (toutes les candidates que nous rencontrons sont originaires des Philippines) mais la possibilité soit de demeurer dans l’appartement soit de s’absenter… Rien de formidable, hein ? Nous ménageons la chèvre et le chou : mieux que ce qui se fait ici, moins bien que ce qui se fait en France… Rien de formidable mais une offre qui, pourtant, doit être supérieure à ce qui se pratique puisque toutes les candidates que nous verrons, quand nous leur exposons les conditions en leur demandant si cela leur convient, nous diront qu’il s’agit là d’une “bonne” offre… En même temps, si la porte est vraiment ouverte, -nous sommes prêts à discuter, sont-elles vraiment, ces candidates, en position pour discuter ? La seule chose qui nous rassure un peu c’est que plusieurs d’entre elles ont d’autres entretiens et nous diront nous faire passer en priorité… une autre m’enverra des sms toute une semaine durant pour me souhaiter une bonne journée, pour me demander comment je vais, pour me dire qu’elle prie pour moi… Bilan : nous voyons une dizaine de candidates qui toutes, à deux exception près pourraient tout à fait travailler avec nous. Deux exceptions donc : la première, une fille très frêle, très fragile, qui, malgré ses 30 ans, a l’air tout juste sortie de l’adolescence et à qui nous ne nous voyons pas du tout confier petite Louise… la seconde une fille exceptionnelle, belle comme un coeur, cultivée, parfaitement bilingue, dynamique, pleine d’humour, qui pourrait tout à fait être une copine, mais qui menace, dès l’entretien, de prendre le pouvoir sur moi bourrée de culpabilité… Ce serait quand même bête qu’elle profite de l’absence d’Eric pour m’installer dans la chambre de maid et s’installer dans mon lit, non ?… En fait, cette dernière souffre de ce que l’on pourrait comparer à un excédent de diplôme dans d’autres boulots : elle est trop bien pour ce qu’on lui propose… on la voit davantage travailler pour une famille très argentée, gérant un nombreux personnel de maison, ce qui correspond, si nous avons bien compris, à ce qu’elle faisait précédemment… Finalement, le choix se fait assez facilement : Emily n’est pas plus qualifiée qu’une autre, elle est juste celle avec qui nous avons eu le meilleur contact… Nous l’appelons pour lui demander si elle veut toujours de nous et elle a l’air bien contente… Nous aussi, on est bien contents… Le plus dur est à venir : il faut rappeler toutes les autres candidates pour leur annoncer notre choix… Parce que oui, nous rappelons tout le monde… Que c’est dur ! Un vrai crève-coeur… Nous nous partageons la tâche… Ensuite, débute la partie administrative de l’embauche… et ce n’est pas le plus simple ! C’est Monsieur qui s’y colle puisque, en tant que femme d’expat’ sans revenus, je ne suis pas autorisée à embaucher une helper (il faut un salaire minimum et, comme Eric et moi ne portons pas le même nom, je ne peux signer pour lui)… La règle est la suivante : quand une helper est employée après être allée au bout de son contrat précédent son visa peut être obtenu très rapidement (en deux semaines)… par contre, si le contrat a été rompu, que ce soit par l’employeur ou par l’employé, les choses se compliquent… Il faut que la helper rentre dans son pays d’origine et l’obtention du visa peut être assez longue… On a décidé de passer par une des fameuses agences de recrutement, dont je parlais plus haut, en se disant que cela accélèrerait peut-être le processus… Ben non… Ca le simplifie, bien sûr, puisqu’ils se chargent des démarches : organisation de la visite médicale (une helper ne peut obtenir de visa que dans la mesure où elle n’a pas de grave maladie… horrible, hein ?… mais à l’image d’un pays où un certificat de non-séropositivité est exigé pour pouvoir s’installer… à ceci prêt que le dossier médical d’une helper est ensuite confié… à ses employeurs !), démarches auprès du consulat des Philippines et auprès des autorités de Hong Kong… Mais le processus demeure très, très long… Emily, que nous attendions le 1er novembre, n’a toujours pas obtenu son visa… il faudra ensuite lui envoyer puis organiser son voyage… Monsieur est déjà passé dans les services de l’immigration, muni du “birth certificate” de Louise, pour dire que ce serait quand même super bien si les choses pouvaient un peu être accélérées… cela n’a pas l’air de changer les choses… Néanmoins, comme nous sommes très très optimiste, Monsieur y retourne lundi matin… Autant dire que la panique commence à poindre… et qu’Emily est très très attendue dans notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle ! October 23 Louise : le début d’une existence légale…Ca y est : Louise a enfin une existence légale sur le territoire hongkongais ! A Hong Kong, contrairement à ce qui se fait en France, la déclaration de l’enfant ne suit pas immédiatement la naissance… D’abord, l’enfant nait… ensuite, les parents payent les frais d’hospitalisation et, ce faisant, déclenchent l’envoi, par l’hôpital, d’une déclaration de naissance auprès des autorités… Le bébé est alors désigné sous le nom de “baby of + le nom de sa maman” (“bébé de…)… “baby of Karine”, donc, pour la petite Louise… Il faut ensuite un délai de sept jours minimum (et de 42 jours maximum) pour que les parents se rendent au bureau de déclaration des naissances pour l’enregistrer et lui donner, légalement, un nom et un prénom… Pourquoi ça ? Parce qu’ici comme en Chine, on ne nomme pas l’enfant à la naissance… on le nomme plus tard, en fonction de ce que l’on a pu constater de son caractère, ou en fonction des indications ou conseils de tel ou tel maître… Pour Louise, c’était facile : le prénom était choisi avant la naissance… Il fallait donc seulement attendre le délai des sept jours pour pouvoir la déclarer… ce que nous avons fait hier… Et voilà papa signant la déclaration… Et voilà les débuts de l’existence légale de Louise Li Mei dans le pays de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… (et plus bas, toujours, le grand sondage "à qui ressemble petite Louise ?") October 19 Grand sondage, suite…Et voilà de quoi vous aider à répondre à la grande question : "A qui ressemble petite Louise ?"… (Caro : voilà une erreur réparée… la maman de la princesse apparaît enfin… quant au(x) futur(s) piercing(s) de Mademoiselle, je crois qu’il va y avoir sévères négociations avec Monsieur…) …une photo de nous trois réunis pour vous permettre de participer au grand sondage lancé sur le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 18 Grand sondage… on a besoin de vous…Parce qu’on ne s’en lasse pas, quelques nouvelles photos de petite Louise… et, en prime, en fin de page, un grand sondage pour lequel on a vraiment besoin de vous… Grenouille rose sur fond vert… En mode “câlin avec pôpa”… “Elle a les yeux révolver…”, qu’elle dit, la chanson… Suis super forte en grimaces…
Le grand sondage, donc… Dans la famille de Monsieur, on se dit qu’on ne voit pas bien à qui petite Louise peut bien ressembler… Dans la famille de Madame, on se dit qu’elle ressemble forcément à quelqu’un du côté de Monsieur, parce qu’elle ne paraît pas avoir les traits de qui que ce soit de connu… Et nous ? Nous, on ne sait pas… on a des idées, qui changent au fil des jours… D’où le sondage : pour vous, elle ressemble à qui, petite Louise ??? Vous retrouvez en elle des “morceaux” de nous ??? Alors ? Des idées que vous voudriez bien partager avec nous sur le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle ? October 16 A la demande générale…… “Eric et Karine à Hong Kong” devient “Petite Louise, Eric et Karine à Hong Kong”… Un nouveau titre pour le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 13 Et ce recrutement ????Quelques jours déjà (19 pour être précise) que je terminais un billet en en annonçant un autre qui dirait tout de nos séances de recrutement d’une helper… et puis… rien… Mais j’ai une bonne excuse… La plus belle excuse du monde : … Louise (Li Mei de son deuxième prénom), notre fille, née le 30 septembre au Queen Mary Hospital de Hong Kong… Le Queen Mary Hospital, c’est l’hôpital public de Hong Kong… parce que oui, nous avons fait le choix d’un accouchement dans le public, choix motivé par des raisons “médicales” (en cas de problèmes sérieux à la naissance, les enfants nés dans les cliniques privées sont automatiquement rapatriés dans l’hôpital public) et des raisons financières (l’accouchement, à Hong Kong, coûtant une somme dérisoire dans le public et quelques 10.000 euros dans le privé… la question n'est pas vraiment une question d'argent : le delta nous paraissait si absurde que le choix s’est imposé de lui-même)… Evidemment, accoucher dans le public à Hong Kong, cela veut dire, pour la maman, demeurer dans un dortoir d’une trentaine de lits, séparés par des rideaux, et manger du “congee” au petit déjeuner… mais tout cela, vous en conviendrez, est assez anecdotique face au miracle d’une naissance… Evidemment, aussi, il a fallu composer avec les différences culturelles : - attendre une dizaine d’heures avant la péridurale (heureusement, nous étions suivis par Pascale, une sage-femme française qui, bien que n’ayant pas le droit de participer à l’accouchement proprement dit, de pénétrer dans la salle de travail, nous a accompagnés tout au long de la nuit, nous permettant ainsi de demeurer à la maison un maximum de temps, ce qui est toujours plus sympathique que de souffrir dans un hall d’hôpital…) - souffrir une heure durant, plus que des contractions, de la pose de la péridurale… nous apprenons après coup que la pose de celle-ci est censée être indolore et durer une quinzaine de minutes… Ah ??? l’anesthésiste était-elle moins coutumière du fait que les anesthésistes français (les hongkongaises choisissent prioritairement la césarienne “de confort” et, minoritairement, l’accouchement “naturel”, sans anesthésie, en partie pour des questions de peur des risques, en partie aussi parce qu’il est de bon ton de souffrir pour donner la vie) ? - batailler pour refuser l’arrêt de la péridurale au moment de pousser, au prétexte que “si tu ne sens pas la douleur, tu ne pourras pas pousser et sortir ton enfant”… Dure bataille… J’explique au gynécologue que non, on ne va pas faire comme il dit… pendant que Eric fait barrage entre l’équipe médicale et la seringue électrique qui délivre le précieux anesthésiant… Moment surréaliste… - faire face à une sage-femme incrédule (c’est sûr : je ne le sortirai pas, ce bébé) qui, au moment où je dois délivrer la petite Louise, me rappelle que “si dans une heure le bébé n’est pas sorti, on le sort aux forceps”, s’installe en face de moi, croise les bras et me lance “alors vas-y”… Ils sont où, les encouragements ? Et les indications sur le moment où il faut pousser ou ne pas pousser ? Finalement, Eric se fait sage-femme, m’encourage… et on fait notre truc dans notre coin… En moins de quinze minutes, Louise est là… dans la panique générale : rien n’était prêt puisque tout le monde était persuadé qu’elle ne sortirait pas… - finir l’accouchement en larmes, en hurlant “Stop ! You’re too noisy for me !” (Stop… vous êtes trop bruyants pour moi !) pendant que trois médecins, deux sages-femmes et une femme de ménage (!) s’agitent autour de moi, parlant tous en même temps, très fort, commençant à nettoyer la salle (!)… et voir Eric prendre les choses en mains, intimant l’ordre de “parler chacun son tour”… et l’équipe médicale obtempérant… Dit comme ça, forcément, on se dit que l’expérience est rude… et elle l’est…mais elle est aussi ce qui nous a permis d’être si actifs durant la naissance de notre fille… Expérience exceptionnelle, inédite, qui a fait de nous une vraie famille, une vraie équipe soudée et victorieuse… Et puis, à la décharge de l’équipe médicale honkongaise que je passe un peu au grill… quelle serait l’expérience d’une chinoise accouchant à Paris ? Trouverait-elle un hôpital public qui accepte de l’accoucher en anglais ? Trouverait-elle, chez le personnel médical français, des gens capables, bien que persuadés qu’elle est dans l’erreur et qu’elle fonce droit dans le mur en imposant des choix dénués de sens, d’entendre ses désirs et de la laisser les expérimenter ? Pour cette capacité, que nous, Français, n’avons pas toujours, à entendre la différence culturelle sans vouloir à tout prix “corriger” et “rectifier” l’autre, gens du Queen Mary Hospital, nous vous tirons notre chapeau… Je ne sais pas si cet accouchement sera le “plus beau jour de ma vie”, parce que je ne sais pas ce qu’est le “plus beau jour” d’une vie mais, assurément, il est et demeurera le plus riche et fort en émotions… On reste sans voix… avec seulement des rires, des regards et des larmes pour dire tout ce qui se joue à l’intérieur… Pour finir, quelques photos encore… Louise à un jour de vie
Avec papa… c’est le bonheur… D’après papa, elle a quelque chose de sa mère quand elle dort, cette petite… Et, parce qu’il n’est plus possible de terminer en disant que notre nouvelle vie à nous n’est plus si nouvelle que ça, il faut revoir la formule finale des billets de ce blog… Pas de sondage cette fois-ci, j’impose arbitrairement mon choix et notre blog devient le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… September 23 Je me femme d’expatise (suite… et pas fin)…Depuis quelques semaines, en attendant l’arrivée de MiniENous, Monsieur et moi avons une activité quasi-unique qui, si elle ne prend pas tout notre temps libre, nous occupe majoritairement l’esprit : le recrutement d’une “helper” (littéralement une “aide”)... La “helper”, pour situer un peu, est à la “maid” (littéralement la “bonne”), ce que le défunt est au mort, le non-voyant à l’aveugle, le malentendant au sourd et le non-pensant à l’imbécile heureux… En d’autres termes, dit “helper” celui qui a une “helper” et dit “maid” celui qui n’en a pas… Les plus fidèles des Zamis lecteurs se souviendront que j’ai parfois émis des jugements assez virulents au sujet de l’emploi des “helpers” (là, par exemple) et s’étonneront peut-être du recrutement que nous menons… Ben oui… On ne renonce pas à notre esprit critique, à notre déontologie qui nous font dire que la vie de helper est tout de même une vie bien miséreuse-misérable (je reviendrai plus loin dans ce billet sur les contrats qui sont les leurs) mais on fait avec un système dans lequel nous vivons, qui ne propose pas vraiment d’autres modes de garde envisageables (pas de crèche, pas de “nounous” telles qu’on les connaît en France… en fait, il y a toujours les nurses anglaises qui peuvent effectuer une trentaine d’heures par semaine moyennant un salaire oscillant entre 20.000HK$ et 28.000HK$, soit aux alentours de 2.000 euros… euh…)… On fait avec un système qui existe, et qui existe parce qu’il comporte des avantages pour tous (pour nous, ils sont évidents, ces avantages : plus de tâches ménagères, pas besoin de “trimballer” MiniENous au petit matin… et pour les "helpers” aussi : on gagne plus à être maid à Hong Kong qu’à exercer la plupart des métiers dans l’un des pays les plus pauvres du monde…), mais qui n’est pas parfait, en essayant faire en sorte que les choses se passent au mieux pour tous… En essayant d’être de bons employeurs ??? Qui aurait cru que j’écrirais un jour quelque chose de ce genre ??? Elle n’aurait pas BEAUCOUP changé, ma vie, depuis quelques temps ???? Le prochain billet pour vous raconter tout ça, le recrutement, et Emily qui, tout bientôt, viendra partager notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça.. September 09 Dernières photos du bedon…September 04 En ces temps de rentrée scolaire…… les Fatals Picards s’imposent de nouveau en tête des chansons qui nous font bien sourire… Pas taper ! Pas taper ! … C’est juste un truc qui fait sourire notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… (D’ailleurs, pour me faire pardonner, une deuxième vidéo du même groupe… juste pour le passage où le chanteur se sent “comme Claude François à Castorama... comme Francis Huster dans un rôle de méchant... comme les pauvres sans la misère”…) August 31 Du bedon…A la demande générale (euh… d’accord… à la demande de Sylvie, de Stéphanie, de Greg et de Caro, ce qui ne fait pas tout à fait une demande générale, mais quand même une belle demande…)… une photo de mon bedon dans lequel MiniENous est de plus en plus à l’étroit… D’autres photos tout bientôt… Futur papa a prévu une séance en lumière naturelle dès le prochain week-end de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… August 27 Ca fait quoi, une femme d’expat’ enceinte de presque huit mois ???Ma vie de femme d’expat’ qui passe la majeure partie de son temps au bord de la piscine est loin derrière moi, désormais… avec la grossesse, le bedon qui grossit et les kilos qui s’accumulent, les bords de la piscine sont désormais tout à fait infréquentables en journée… Trop chauds… Du coup, je m’occupe différemment… la grippe et ses joies, c’est fait… Il faut trouver autre chose encore… alors je lis et relis des trucs sur les bébés, leurs bobos et leur éducation (merci Chantal de Truchis et Eveil de votre enfant, le tout-petit au quotidien, pour tous ses précieux conseils !), je fais des listes de ce qui manque au trousseau de MiniENous et… je couds… … je couds des trucs de déco pour ranger les petites affaires de toilette de la petite demoiselle en devenir… … je couds des doudous… (mon préféré : le hérisson-étiquettes) … et je couds des petits vêtements… On met ça sur le compte des hormones, toutes passagères, ou l’on considère que voilà un nouveau passe-temps qui va prendre pas mal de temps et de place dans notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça ? August 24 De la maternité encore…Oui… on parle beaucoup maternité et bébé sur ce blog… et quelque chose me dit que ce n’est qu’un début… En attendant les joies du séjour à la maternité (je vous ai dit que les chambres, à l’hôpital public, étaient des chambres de huit ? avec des horaires apparemment assez stricts pour les visites ?), nous réfléchissons avec le plus grand sérieux à notre “birth plan”… Le “birth plan”, littéralement la “programmation de la naissance”, c’est un document qui ferait frémir n’importe quel “professionnel de l’accouchement” français… Pour faire court, il s’agit d’un document où la future maman couche, noir sur blanc, toutes ses volontés concernant l’accouchement… Une sorte de récapitulatif, étapes par étapes, des volontés de la patiente… Français-de-France, d’après toi, quelle serait la réaction de ton gynécologue ou de ta sage-femme si tu te présentais à lui, à elle, le jour de l’accouchement, avec un document précisant que tu veux telle hormone en injection dans tel cas et à tel moment, que les vérifications de tel critère doivent être faites toutes les heures et non toutes les quatre heures comme le veut la coutume, que tu souhaiterais que l’on fasse plutôt ceci ou plutôt cela ? Pas sûre que ça le ferait sourire, le “professionnel de l’accouchement” en question… Ici, rien ne dit que le “birth plan” fasse vraiment sourire, ici, mais il est en usage… On le prépare à l’avance (merci à Pascale, la sage-femme française qui nous suit de prendre un peu tout ça en main), on le communique et il est, dans la mesure du possible, respecté… N’est-elle pas formidable, l’aventure de la maternité, dans notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça ? August 19 Puisqu’on parle du Queen Mary…Le Queen Mary est l’hôpital public de Hong Kong, celui dans lequel MiniENous va voir le jour d’ici quelques semaines… un article assez amusant, ici, qui explique que, le 7 août dernier, deux nourrissons ont été malencontreusement échangés à la maternité… On n’a pas fini de rigoler, dans notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… August 17 H1N1 survivor… suite et fin…La suite de nos aventures du côté H1N1… pas vraiment de suspens : si je suis là, à rédiger ce billet, c’est que tout est bien qui finit bien… Il y a deux semaines, donc, le jeudi après-midi, j’apprenais, par le coup de fil d’un docteur de la “swine flu clinic”, que j’étais positive au test de dépistage de grippe porcine… bien, bien… et que cela supposait, compte-tenu du fait que j’étais enceinte, une hospitalisation immédiate afin de pouvoir suivre l’évolution de mon état de santé… Bien, bien… un coup de fil à Eric, pour l’avertir de la grande nouvelle, et aussi pour lui demander s’il voulait bien m’accompagner jusqu’à l’hôpital dont on m’avait indiqué les coordonnées (qui se trouve être, également, la maternité dans laquelle j’accoucherai dans quelques semaines)… un petit sac préparé un peu en catastrophe (de quoi se vêtir, de quoi faire sa toilette et, surtout, de quoi lire… parce que rien ne me permet d’imaginer le temps que je passerai en observation)… un coup d’oeil jeté sur Internet aussi, pour voir un peu ce que l’on disait de la grippe porcine et de ses conséquences sur les femmes enceintes… C’est là, que tout s’emballe… parce que, Zami lecteur, si tu fais à ton tour ces recherches, si tu tapes “h1n1 grossesse” dans un célèbre moteur de recherche, tu verras, à ton tour, fleurir les pages alarmistes et inquiétantes… qui m’ont alarmée et inquiétée… En deux mots, la grippe porcine, ce n’est qu’une petite grippe de rien du tout, bien moins virulente que la grippe saisonnière que l’on a tous déjà connue… Là où ça se complique, c’est que la grippe porcine peut, parfois, sous certaines conditions très particulières, provoquer des complications qui engagent un pronostic vital… Argh… et, bien sûr, l’une de ces conditions particulières, c’est la grossesse… Re-argh… Une fragilité au départ, donc, qui rend plus sensible aux soucis pulmonaires… et un problème avec le fameux Tamiflu dont on entend tant parler : pas de recul sur les effets possibles au niveau du fétus… Une fragilité au départ, donc, et l’impossibilité de se soigner sans risquer la santé de mon enfant… autant dire qu’il n’était pas question une seule seconde de me soigner… Re-re-argh… Il ne restait qu’à croiser les doigts pour ne pas développer de complications… et à se “consoler” en se disant qu’à ce stade de la grossesse une césarienne pourrait toujours être envisagée, en cas de gros soucis, pour sauver MiniENous… Maigre consolation, que cette issue possible à un scénario-catastrophe, mais consolation tout de même… Est-il besoin de dire que nous ne faisions pas les malins, Eric et moi, dans le taxi qui nous conduisait à l’hôpital… L’hôpital ensuite… et une nouvelle preuve de l’efficacité hongkongaise… Aussitôt arrivés, nous nous rendons à l’accueil où l’infirmière retrouve, sur un petit papier scotché devant elle, mon nom… nous sommes immédiatement écartés de la zone publique, placés dans une petite pièce de service, le temps qu’une infirmière vienne nous conduire au sixième étage, dans une zone d’isolement… Sas de décontamination à l’entrée, avec double-porte en verre, personnel protégé de la tête aux pieds (masque, charlotte dans les cheveux, combinaisons de papier, gants…)… Il faut se quitter là, bien sûr : Eric n’a pas le droit de pénétrer dans la zone... Il reste de l’autre côté du sas pendant que je prends possession, seule, de mes quartiers (une chambre, elle aussi tout à fait hermétiquement séparée du couloir). Me croiras-tu, Zami lecteur, si je te dis qu’il y avait là un petit goût, très futuriste, de film d’horreur ou de science-fiction ? Je crois que je peux le dire sans trop avoir à en rougir : je crois bien que j’ai pleuré un peu, une fois installée dans mon petit lit… La première nuit est la plus difficile… la peur… la fièvre, qui m’oblige à prendre plusieurs douches froides et à me couvrir de sachets de glace (parce qu’il ne fallait pas qu’elle s’accroisse trop, au risque de blesser MiniENous, et aussi parce que les médecins souhaitaient lui laisser libre cours, ne pas la contrer, histoire de vérifier son évolution)… l’étrangeté de la situation aussi, cette chambre d’isolement, où le personnel ne pénètre qu’équipé pour l’occasion (entassant ensuite les vêtements portés pour l’occasion dans un container stérile), après m’avoir fait signe, à travers les parois entièrement vitrées, de revêtir un masque chirurgical… le suivi toutes les deux heures : prise de sang, vérification de la température, écoute des battements du coeur du bébé, contrôle de la tension… Dure nuit… Dès le lendemain, j’allais déjà un peu mieux : si des courbatures et un mal de gorge s’étaient installés, bien peu agréables à vivre, la fièvre avait baissé, je n’avais pas développé de difficultés respiratoires, ce qui était quand même le plus important… Pour finir, trois nuits et trois jours d’hospitalisation et de surveillance, beaucoup d’ennui et, surtout, beaucoup, beaucoup, de chance… Pour finir, une bonne dizaine de jours à se remettre de la fatigue et des émotions… Pour finir, et c’est une grande fierté, me voilà H1N1 survivor ! Pour finir, et c’est une bonne nouvelle, me voilà prête pour la grande pandémie d’automne… Ce n’est pas le cas d’Eric qui n’a pas attrapé le virus malgré le fait que nous ayons volontairement refusé de suivre, dès mon retour, les mesures de sécurité indiquées par les médecins pour éviter de le contaminer (port systématique du masque, repas pris seule, chambre séparée, désinfection régulière de tous les objets que j’aurais pu toucher…), nous disant qu’il valait mieux qu’il soit malade maintenant qu’au moment où MiniENous serait des nôtres… Pour finir, juste une aventure de plus, et quelques souvenirs encore, dans notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… August 11 Des nouvelles de nous et d’une certaine famille F….Encore une fois, j’ai laissé le temps passer sans mettre à jour le blog… Pas vraiment de raison, si ce n’est que les bras me tombent devant n’importe quelle tâche à accomplir… Je décide et je ne fais pas… Ou bien je commence un tas de choses que je ne termine pas… et les choses en question s’entassent, s’amoncèlent, et l’idée d’avoir à y mettre de l’ordre… m’épuise… En bref : je suis enceinte, bourrée d’hormones, et pas toujours très facile à vivre… Me revoilà néanmoins pour quelques nouvelles de nous et de la fabuleuse petite famille F. dont nous tairons l’identité pour des raisons qui paraîtront sans doute évidentes à la lecture de la suite de ce billet. Notre séjour en France : formidable, forcément formidable, et trop court, forcément trop court… J’avais promis plein de photos et je n’en ai pas pris une… Ca aussi, c’est l’apanage de la femme enceinte : elle peut se montrer fantasque et on lui pardonne (pour l’instant, en tout cas, on me pardonne)… Et puis, le retour à Hong Kong, le temps de se remettre un peu des nombreuses heures de vol… Le délai pour se “recaler” a été un peu plus long que d’ordinaire. Pour Eric parce qu’il a enchaîné, le lendemain même de notre retour, par un déplacement professionnel à l’étranger, ce qui a achevé de dérégler son horloge interne. Pour moi parce que le voyage avait été plus pénible que d’ordinaire : difficile de trouver le sommeil dans l’avion quand, gros ventre et hanches bien arrondies aidant, je “tenais” si bien mon siège qu’aucun choc n’aurait pu m’en désolidariser… Et puis, l’arrivée de la fabuleuse petite famille F., vue quelques semaines plus tôt en France et venue nous rendre visite, le temps d’un grand voyage asiatique : Hong Kong – la Thaïlande en long et en large – Hong Kong… C’est toujours drôle, les Zamis de France, de vous voir ici… Et c’est encore plus drôle quand il s’agit de la fabuleuse petite famille F…. parce que la fabuleuse petite famille F., en voyage, c’est quelque chose ! Au quotidien, ça donne quelque chose comme : - Arrivée le vendredi matin à HK… Le soir même, le papa de la fabuleuse petite famille F. oublie son porte-feuille dans un taxi… Bilan : des clés, de l’argent, des cartes bleues, un téléphone portable à passer par la case “pertes et profits”… - Le samedi matin, la fabuleuse petite famille F. nous entraîne à la découverte d’une facette de la vie hongkongaise encore inconnue de nous : la déclaration de vol auprès de la police… Zami d’ici et d’ailleurs, un petit conseil : si tu as besoin d’une déclaration de perte ou de vol à HK, arme toi de patience… C’est long… très long…. très très long… - Rien à signaler pour le dimanche… ce qui, en soi, mérite d’être signalé… Parce que oui, Zami lecteur, la fabuleuse petite famille F. peut passer une journée tout à fait banale ! Une journée complète sans que rien d’incroyable n’arrive ! - Le lundi, le plan initial est d’aller faire un tour au Peak, parce que c’est un peu le passage obligé quand on est touristes à HK… sauf qu’il était bien fragile, notre plan initial, pour résister à la tornade qu’est la fabuleuse petite famille F. en voyage… et le papa, encore lui, commence à se sentir mal tout de suite après le petit-déjeuner… Fièvre, toux… ça ne vous rappelle rien ? En ces temps de grippe H1N1, on l’envoie se faire dépister… En attendant les résultats, le papa de la fabuleuse petite famille F. est bien rigolo, avec son petit masque chirurgical sur le nez… - Le mardi après-midi, comme je commence à être jalouse de toute l’attention qu’accapare la fabuleuse petite famille F., je développe une petite fièvre qui m’oblige à abandonner mes petits camarades… Direction la clinique de dépistage de la grippe porcine… Toujours pas de résultats des tests du papa de la fabuleuse petite famille F. Nous en concluons, fort judicieusement (car nous sommes judicieux au possible), qu’il est négatif (en cas de résultat négatif, les patients sont prévenus par courrier, alors qu’on les contacte par téléphone en cas de résultat positif). Le soir même, nos petits invités quittent donc notre appartement et notre ville, comme si de rien était, pour poursuivre leur périple asiatique… Avant de partir, le papa de la fabuleuse petite famille F. nous aide même, malgré son état de fatigue important, à débarrasser la table et va secouer les sets de table. Bilan : un set de table perdu, tombé sur le balcon d’un appartement situé à un étage inférieur (et, bien entendu, vide de locataires)… Il faut attendre le mercredi matin pour avoir les résultats du test du papa de la fabuleuse petite famille F. et pour apprendre qu’ils sont positifs… Et d’une grippe H1N1 ! Une ! Plus de peur que de mal : la fabuleuse petite famille F. va faire un tour du côté d’un hôpital de Bangkok qui la prend en main… Tamiflu pour le papa, et antibiotiques pour la maman, fillette n°1 et fillette n°2, qui toutes sont négatives… Tout le monde va bien… On attend avec impatience leur retour à HK pour connaître la suite de leurs aventures… persuadés qu’ils auront des tas de choses à nous raconter… et le fait qu’un avion de la compagnie aérienne qu’ils devaient prendre en vol intérieur a, quelques jours avant qu’ils embarquent, glissé sur la piste d’atterrissage et foncé droit sur la tour de contrôle, n’est pas sans rajouter à notre impression d’une drôle de famille à suivre en vacances… Face à une telle accumulation de coups du sort, on comprendra que je souhaite conserver l'anonymat de la fabuleuse petite famille F... Si tu as tout bien suivi ce billet, Zami lecteur, il ne t’a pas échappé qu’il nous manque toujours les résultats du test de dépistage que j’avais subi à mon tour… Il a fallu attendre le jeudi matin pour les avoir, ces résultats… positifs aussi… Tout comme le papa de la fabuleuse petite famille F., à ceci près que je suis beaucoup plus enceinte que lui et que, les femmes enceintes étant une population “à risque” pour ce virus, il a fallu m’hospitaliser le jour même… Mais ça, je le garde pour plus tard dans la semaine, pour un prochain billet du blog de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça (encore que !)… June 19 Se ressourcer : effectuer un retour aux sources (TLF)Ca y est : le départ n’est plus qu’une question de minutes… Dans quelques minutes, trajet en taxi pour l’aéroport puis vol en direction de Londres puis nouveau vol en direction de Lyon… Dans quelques heures (27 tout de même !), nous serons de nouveau en France pour notre session annuelle de ressourcement qui se fait, à chaque fois, à grand renfort de cafés, de croissants et de fromage… Retour prévu dans quelques semaines, avec plein de photos de ces vacances pour le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… June 11 Il n’y a pas de fumée sans feu ????Voilà que notre vie hongkongaise est décidée à faire mentir les adages populaires ! Aujourd’hui, c’est le fameux “il n’y a pas de fumée sans feu” qui est mis à mal par une banale livraison de chez Wellcome, une des deux grandes chaînes de supermarchés de l’île… Wellcome, je vous l’avais déjà expliqué dans un précédent billet, propose un site internet tout à fait miraculeux pour les fainéants de notre genre : on y fait ses courses qui sont livrées, sans frais supplémentaire, dès le lendemain… La seule chose un peu délicate est que l’heure de livraison n’est pas définie avec précision : seule une plage horaire (en général trois heures) est indiquée, ce qui n’est pas très pratique (ou plutôt : ce qui n’est pas le plus pratique). Si on n’est pas là pourtant, rien de dramatique : le livreur abandonne tout devant la porte ce qui, compte-tenu du taux de criminalité à Hong Kong ne pose aucun problème…. sauf peut-être pour les produits frais… Parce que le produit frais, c’est bien connu, s’il passe quelques heures dans un camion plus quelques heures devant la porte fermée d’un appartement, il est ensuite beaucoup moins frais… C’est pourquoi Wellcome, qui a pensé à tout, livre les produits frais (ou surgelés, pour les plus courageux acheteurs) dans des sacs emplis de glace…. Jusque là, rien de bien surprenant… et rien en rapport avec notre fameux adage cité en introduction de ce billet… Et pourtant… Et pourtant, voilà ce qui se passe quand on jette la glace contenue dans les sachets de livraison Wellcome dans l’évier et que l’on ajoute un peu d’eau…
CQFD… … Il y a donc bien de la fumée sans feu dans l’évier de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… June 07 De nouvelles nouvelles…Honte à moi !!! Voilà de bien longues semaines que ce blog est silencieux et, le pire, qu’il l’est sans vraie raison… Juste une grosse vague de “pas envie”… Et, comme c’est juste l’envie qui m’amène à vous… Et cette vague de “pas envie”, direz-vous ? D’où vient-elle, cette grosse vague de “pas envie” ???? Un peu de lassitude dans notre vie hongkongaise ? Pas le moins du monde : avec le retour des beaux jours, nous profitons de nouveau, avec délice, des bords de la piscine, notre mode de vie nous convient toujours à merveille et la ville nous plaît toujours autant… et la très belle et très émouvante manifestation organisée jeudi soir en souvenir des événements survenus sur la place Tien an men, en rajoute à la tendresse que nous avons pour cette ville toute particulière qui est la Chine sans être la Chine (pour des explications, c’est ICI… pour une vidéo, très belle dans ses dernières minutes, c’est ICI… et, pour ceux qui pensent encore que “Hong Kong c’est la Chine”, un article qui présente les mesures prises par le “mainland” le même jour : c’est ICI… parce que Hong Kong, c’est la Chine mais c’est aussi autre chose que la Chine… ) Un petit coup de “moins bien” après la parution des résultats de l’agrégation, qui ont entériné mon échec ? Même pas… Il y a eu “coup de moins bien”, bien sûr, tout de suite après les résultats, parce que ce n’est jamais facile d’échouer et encore moins quand on a beaucoup investi (et beaucoup demandé d’investissement à l’autre…)… mais il n’a pas duré bien longtemps, ce “coup de moins bien”… Est-ce le fait d’avoir passé quelques jours auprès des miens et de la princesse Jade ? Est-ce le fait de ne pas développer de sentiment d’injustice (mon échec, avec le recul, il est assez mérité : j’ai manqué de combattivité dans la dernière épreuve et l’agrégation est un concours qui ne pardonne pas ce genre de faiblesse) ? Est-ce le fait d’avoir passé les épreuves à des milliers de kilomètres de chez moi, et de vivre ces moments comme des “bulles” assez détachées de mon quotidien ? Toujours est-il que dès mon retour l’échec était digéré… Pas d’explication logique, donc… sauf peut-être…. … mais ce n’est pas une explication : c’est une petite fille ! L’explication, c’est peut-être que j’étais un peu plus centrée sur mon ventre qui pousse que sur l’extérieur… Quoi qu’il en soit, me voilà de retour “on the oueb” et, dès aujourd’hui, je reprends le récit régulier de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça (encore que !)… |
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