Karine's profilePetite Louise, Eric et K...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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January 19 Bornéo…A la veille du départ pour la France, je trouve enfin un petit moment pour parler de Bornéo… Par où commencer ? C’était de belles vacances, tout à fait comme nous les avions souhaitées : à la fois dépaysantes et reposantes… Dépaysantes, parce qu’elles nous ont permis de faire et de voir des choses qui sortaient de l’ordinaire… Tout d’abord, et c’est une grande Ensuite, on a profité de notre séjour à Bornéo pour voir tout un tas d’animaux absolument incroyables… des singes notamment.. beaucoup de singes, dont les fameux nasiques qui, sauf erreur de ma part, ne vivent que sur cette île… Je vous laisse apprécier la bête… Admirez la technique pour passer d’un arbre à l’autre quand la distance est un peu élevée…
Beaucoup d’autres singes aussi : - des petits qui font les andouilles et s’approchent des bateaux avec beaucoup de curiosité… - des petits bien agressifs qui montrent les dents dès que l’on approche… - et même un oran-outang en liberté… De gros lézards aussi, qui se faufilent sous les huttes où l’on dort, des chauve-souris, des tas d’insectes surprenants et, clou du spectacle, un petit crocodile découvert par hasard sur les rives de la rivière sur laquelle nous naviguions…
Vacances reposantes aussi puisque nous avons profité Evidemment, toutes les (nombreuses) photos sont dans l’album “Bornéo”… Maintenant, il est temps pour Eric d’aller passer le nouvel an chinois aux Philippines et, pour moi, d’aller faire un tour du côté de mon pays… Quelques jours de silence, donc, pour le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça…
November 28 Taipei, suite et finEn attendant nos copains Isabelle et Olivier, et leur petite Julie, qui doivent arriver d’ici une trentaine de minutes, ce tout petit billet pour clore le chapitre “compte-rendu du week-end à Taipei”… Nous avons déjà parlé de la tour 101, du mémorial Dans la série des choses dont nous ne pouvons pas ne pas vous parler, il y a le “Tourist market”, le marché de nuit de la ville… Un vaste marché, très orienté textile, où nous avons réussi à ne rien acheter, préférant un massage aux achats compulsifs… Cela dit, même sans acheter, le marché vaut le détour pour ses stands de tir où l’on peut gagner des lots aussi exceptionnels que des cartouches de cigarettes (!) ou ses stands de pêche de têtards où les enfants entrent en compétition… Le clou du spectacle a tout de même été ce restaurant qui Nous avons plutôt mangé au hasard des stands de rue… c’est comme cela que nous avons goûté un truc Puisque j’en suis aux restaurants, il faut que je vous dise aussi : nous avons testé le fameux restaurant de Pour le reste, parce qu’il y aurait encore plein de choses à raconter, je vous renvoie à l’album photo : il est temps pour moi d’accueillir nos copains dans notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça… November 24 La marmotte la plus haute du monde...Une pensée particulière, aujourd'hui, pour Alexandre qui se demande toujours si Ubac a fait des photos du haut de LA tour de Taipei, la tour 101 ... Pour ceux qui ne connaissent pas, et parce que j'adore Paradoxalement, à son approche, nous n'avons pas eu (re - clin d'oeil à Alexandre : ne sont-ils pas beaux, mes montages ?) Mais le plus fascinant, ce n'était pas la vue... le plus fascinant, c'était ça : ... et "ça", c'est une boule de stabilisation... en d'autres termes, c'est le Toutes les photos prises de la tour 101 dans l'album "Taipei jour 2", qui sera complété demain par la suite de ce week-end passé de notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 23 Premières images de Tapei...Vous l'avez compris au billet précédent, la première nuit à Taipei s'est finalement bien passée... Et le lendemain, dès que nous
Première visite de notre court Le monsieur n'a rien d'un enfant de coeur, mais il est impressionnant... il n'y a qu'à voir comme Eric pose fièrement aux côtés de sa statue... Toutes les photos dans l'album "Tapei, jour 1"... Dans le prochain billet, je vous parle, c'est promis, de la rencontre de la tour 101 et de notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 20 Dans notre nouvelle vie, certaines choses ne changent pas...Nous, par exemple... nous ne changeons sous prétexte que nous vivons une nouvelle vie à nous... Le plus bel exemple en a été donné par notre week-end à Taipei... Evidemment, nous avons pris des photos et nous vous raconterons tout ça tout en détails, mais pour l'heure, laissez moi me concentrer sur l'essentiel : vous prouver que nous n'avons pas changé... Nous sommes partis pour Taipei vendredi soir... Eric voyageant pour le boulot (il avait une réunion lundi) et moi pour le plaisir, nous ne disposions pas du même budget, ce qui s'est traduit par le fait que nous avons pris deux compagnies aériennes différentes... Nous avions pourtant de la chance : mon avion décollait à 20h10 et celui de Monsieur à 20h15... Du coup, nous allions arriver pratiquement en même temps à Taipei, ce qui éviterait à l'un de nous d'attendre longuement dans un aéroport inconnu... croyions-nous... Evidemment, je n'avais pas pris mon téléphone... Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis assez difficilement joignable : j'oublie mon portable, j'oublie de le recharger, j'oublie de rétablir la sonnerie... Cela dit, il n'y avait pas d'inquiétude à avoir : nous partions tous deux de Hong Kong pour aller à Taipei et nous arrivions à quelques minutes d'intervalle... pas bien grave, donc, cet oubli de téléphone... Sauf que... sauf qu'arrivée à Tapei, je me suis rendue immédiatement vers le stand de taxis, lieu convenu de rendez-vous, pour constater qu'Eric n'était pas là. Et qu'il n'arrivait pas... Au bout d'une heure, un peu inquiète, je suis allée vérifier que son vol était bien arrivé : il l'était... Ben... il était où, Eric ? Renseignement pris, il n'y a qu'une sortie possible à l'aéroport... Il faut donc prendre mon mal en patience... Je trouve refuge sur une banquette en plastique, sors un bouquin de mon sac et poursuis mon attente... deux heures durant ! Evidemment, je passe par toutes les hypothèses possibles : - Eric s'est trompé sur l'heure de son vol, - Eric a raté son avion, - Le passeport d'Eric est périmé et il n'a pas pu quitter Hong Kong, - Eric est arrivé avant moi et, n'ayant pas ma légendaire patience, il s'est rendu à l'hôtel sans moi... A 23h45, j'opte définitivement pour la dernière hypothèse, parviens par miracle à retirer de l'argent local (pour parfaire le tableau : ma carte bleue française a expiré et j'ai égaré ma carte bleue hongkongaise... je n'ai donc sur moi que la carte de retrait de notre compte commun chez HSBC, carte qui est assez régulièrement refusée par les distributeurs étrangers), et me rends à l'hôtel. Quel dommage de ne pas avoir osé prendre en photo le visage de la charmante réceptionniste quand je lui ai annoncé que je n'allais pas lui payer les chambres parce que je n'avais pas de carte bleue mais, qu'elle se rassure, mon ami, que j'avais perdu mais que j'espérais bien retrouver avant la fin de mon séjour, s'en chargerait dès son arrivée... Grande chance : l'hôtel dispose de points d'accès gratuits à Internet... J'envoie en catastrophe un mail à notre copine Juliette, en lui demandant, dès qu'elle aura ce message, de téléphoner à Eric (qui n'a pas oublié son téléphone, lui) et de lui demander ce contacter l'hôtel dans lequel nous avions convenu de descendre, histoire de me tenir au courant et de me dire s'il fallait que je prévois d'organiser sans lui les deux journées à venir... Une fois dans la De son côté, Eric avait attendu, attendu, attendu (je ne me moquerai plus de son manque de patience)... dans le terminal 2... Ah ? Il avait deux terminaux, l'aéroport de Taipei ? Je ne vous ai pas menti, hein ? Elle ne nous a pas trop changés, notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 13 Pékin, jour 4Pour notre quatrième jour passé à Pékin, nous nous ... quel dommage de ne pouvoir vous faire partager le fond musical qui a accompagné nos pas : là où des groupes de musiciens ne s'exerçaient pas à la scie musicale, ils étaient relayés par des haut-parleurs diffusant, une fois n'est pas coutume, une très discrète musique bien agréable à écouter... Rupture complète d'ambiance en fin de journée avec un petit tour par le site
Le lendemain, notre dernier jour sur place, nous avons été faire un tour du côté du Mausolée de Mao... Que dire du Mausolée du président Mao ? Evidemment, si l'on s'en tient à parler de la visite, qui se fait au pas de Cela dit, ce qui est le plus touchant, dans la visite du mausolée, c'est le contraste entre une ville qui, à Le cinquième jour, il faut l'avouer, nous avons été un Le Routard en disait beaucoup de bien : nous sommes allés dans un restaurant du nom de Makye Ame... et nous n'avons pas regretté... Non seulement ce que nous avons mangé était délicieux mais en plus le repas était animé de chants et de danses de grande qualité... Je vous laisse d'ailleurs en juger :
Evidemment, la vidéo ne donne qu'une faible idée de l'ambiance surchauffée dans laquelle s'est terminée la soirée, quand les danseurs et chanteurs ont formé une sorte de ronde au milieu des tables en invitant les clients à se joindre à leur danse... On aurait bien voulu, mais on attendait tous (bon d'accord, moi surtout...) que la serveuse nous apporte LE plat par lequel je voulais absolument terminer le Pas de regret donc si on en trouve si peu en France... Voilà pour notre séjour à Pékin, résumé avec pas mal de temps de retard... il ne nous reste plus maintenant qu'à effacer la carte mémoire de l'appareil photo, histoire de pouvoir rapporter pleins de clichés de Taipei, la nouvelle ville que va découvrir, dès demain soir, notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 10 Pékin, jour 2Pour notre première journée de tourisme à Pékin, direction les immanquables, ces lieux qui sont si bien inscrits dans la mythologie collective comme dans notre mythologie personnelle, que l'on a l'impression de les re-voir quand on les approche pour la première fois... Au programme, la place Tien An Men, la place de la Paix Céleste, nom dont l'Histoire, des rassemblements des ... la présence d'un panneau interdisant tout arrêt et tout stationnement à l'endroit précis où a été prise, en 1989, cette photo qui a fait le tour du monde : à l'endroit précis où un étudiant seul faisait stopper une file de chars... Deuxième étape de notre journée, tout à côté de la place Tien An Men, la Cité Interdite... Pour faire court, Plus de photos, bien sûr, dans l'album "Pékin, jour 2", notamment des jardins impériaux, tout à fait magnifiques... Après avoir arpenté la Cité Interdite durant de longues heures, direction la Colline de Charbon, une colline artificielle d'une centaine de mètres de haut située qui était l'espace de promenade réservé des Empereurs... Après l'aridité des sols de pierres, c'est un vrai régal que de trouver un peu de fraîcheur à l'ombre des arbres... et, au sommet, une vue imprenable sur la Cité Interdite... Au-dessus des bâtiments, le nuage de pollution qui ne nous quitte pas durant tout notre séjour... Assez paradoxalement, nous ne nous en plaignons pas : bien sûr, il donne une idée aussi précise qu'effrayante de ce que respirent les pékinois au quotidien, mais il donne aussi aux paysages une dimension irréelle, presque onirique, qui participe de leur beauté... Après avoir repris quelques forces sur la Colline de charbon (les parcs sont si C'est beau, c'est paisible et c'est gai... Une première journée bien remplie que nous achevons dans le quartier de Liulichang auquel le Routard, dans sa grande ingratitude, ne consacre que quelques lignes pour signaler qu'on y trouve des "antiquités, de la belle brocante"... C'est vrai, mais Liulichang est aussi l'ancienne rue des fabricants de tuiles vernissées et c'est un endroit charmant à l'écart des voitures et de l'agitation des grandes avenues... C'est là que nous allons tester nos talents de négociateurs pour la première fois depuis notre arrivée en Chine (si l'on excepte la mini-négociation autour du prix des petit-déjeuners)... et découvrir que les discussions sont ici toutes en sourires pleins de dents et en éclats de rire, avec des gens charmants qui s'amusent de notre envie de répéter les mots de mandarin que nous parvenons parfois à comprendre... On sort de là plein d'énergie nouvelle, attachés à ces gens qui semblent aussi sympathiques que soucieux de répondre favorablement à notre envie de connaissance d'eux (Ubac aura d'ailleurs un grand succès, des gens la saisissant fréquemment, alors que je me promène avec elle en main, pour pouvoir l'observer de plus près)... On sort de là tout ragaillardis, avec dans la poitrine quelque chose comme une grosse boule d'amour à partager... Et, la preuve indéniable de nos talents de négociateurs : ... un dragon de "bronze" jouant avec sa perle de feu... Vous remarquerez que le dragon chinois a cinq doigts à chaque pattes, contrairement aux dragons japonais ou indonésiens... c'est, d'après les chinois, parce qu'il est leur ancêtre et que, au fil du temps, il a perdu ses orteils... Ca explique d'ailleurs bien pourquoi les dragons n'ont existé qu'en Asie (contrairement à ce que racontent de mensongers contes européens !) : s'ils avaient voyagé trop loin, les dragons auraient perdu tous leurs orteils... Pas bête, la bête ! (Il paraît que les mythes japonais, tout aussi mensongers que les mythes européens, inversent la fable, prétendant que le dragon le plus ancien était japonais, ne possèdait que trois orteils, et que le fait de voyager lui a fait pousser de nouveaux doigts ce qui, vous en conviendrez, est assez extravagant...) En tout cas, nous, on est bien content : non seulement on a plein de souvenirs de Pékin, mais en plus on a rapporté un nouvel ami dans notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 08 Traduction pékinoise...Vu dans l'enceinte de la Cité Interdite (qui fera l'objet d'un prochain billet), ce panneau : La fin du premier paragraphe donne une bonne idée de la fidélité des traductions "mandarin - anglais"... Il faut parfois aimer l'approximation pour aimer notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 06 Pékin... 1ère journée...A notre arrivée à Pékin, tout un réseau de signes a fait sens pour annoncer un séjour féérique... Tout d'abord, l'hôtel que j'avais réservé, et dont tout le monde se moquait, persuadé que nous allions devoir Deuxième signe : quand j'ai demandé à la dame de l'accueil si l'hôtel vendait des cigarettes (je vous épargne toute réflexion ironique sur mes velléités de devenir un jour non-fumeuse) et que j'ai été bien dépitée par sa réponse négative, je l'ai vue filer en coulisses et revenir avec un paquet de cigarettes qu'elle m'a... offert ! Si l'on a tout bien compris, l'hôtel venait d'organiser une réception de mariage et il restait des cigarettes (est-ce à dire que c'est un cadeau que l'on offre ? que les cigarettes sont, au même titre que le vin ou l'apéritif chez nous, proposées avec le repas ?)... Mais l'anecdote ne s'arrête pas là... Ces cigarettes, ce n'était pas n'importe quelles cigarettes... c'était CES cigarettes : ... des Double Happiness (Double bonheur !!!)... Si ça, ce n'est pas un signe.... (pour les curieux, les Double Happiness, c'est un peu comme les cigarettes au paquet rouge que l'on trouve un peu partout, sauf qu'il y a, en condensé dans une Double Happiness, tout ce que l'on trouve dans le paquet complet de cigarettes-au-paquet-rouge... pour le dire autrement : la toux qui m'a saisie à la première bouffée m'a rappelé les premières cigarettes fumées en cachette des parents...). Enfin, dernier signe de la soirée, parce que nous adorons littéralement ça, Une vraie plongée immédiate dans l'âme de la ville... Honte à moi : j'ai raté lamentablement la photo du stands d'insectes et celle du stand d'huitres chaudes... Mais j'ai réussi à prendre le stand de dim sum géants, servis avec une paille pour ne rien perdre de la soupe qu'ils contiennent... ... le stand des fruits caramélisés qui faisaient bien envie à nos estomacs affamés... ... et le stand, plus original, du marchand d'étoiles de mer... ... tout cela n'est-il pas appétissant ? Face à tant de signes du destin, c'était joué d'avance : le séjour à Pékin s'annonçait dans la lignée des voyages qui laissent de beaux souvenirs pour la suite de notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... November 03 Pékin... représentations et réalité...Nous y voilà... Pékin... Pékin, dans l'imaginaire collectif, et donc dans le nôtre, c'est ça : - La place Tien An Men, avec ses gardes armés qui semblent avoir toujours eu leur place réservée, et, c'est un phénomène plus récent, ses touristes qui veulent tous LA photo devant le monument... Vous apprécierez, comme un clin d'oeil ironique de l'Histoire, le panneau interdisant l'arrêt et le stationnement des véhicules sur la tristement célèbre avenue... - La Cité Interdite, à deux pas de la place, comme un souvenir persistant de l'époque impériale sur lequel s'affiche un portrait gigantesque de Mao... - La Grande Muraille, bien sûr... et tant pis si elle ne se voit pas vraiment depuis l'espace... - Un art de la peinture et de la sculpture, des encres, du bronze, de la porcelaine et du marbre, tout en finesse et en couleurs vives... - De pauvre bougres, vivant ou survivant d'activités bien pittoresques, vivant ou survivant ... Ici, des ramasseurs de kakis... Le premier, dans l'arbre, armé d'une fourche géante, se saisit des branches porteuses de fruits, les secoue, et le second ramasse et nettoie les kakis tombés au sol. Ici, un moyen bien original de faire sécher son linge : en l'accrochant à une ligne électrique... Tout l'art consiste ensuite à savoir récupérer sa couverture sans toucher la ligne avec la barre métallique prévue à cet effet (que vous pouvez voir sur la photo)... - Des ruelles grises et basses, où s'entassent les échoppes de tout et de n'importe quoi, décorées de fanions multicolores...
- Des vélos... parfois un peu revus et corrigés selon les besoins de chacun... - Une maîtrise parfaite de l'art du jardin : des espaces dans lesquels végétation, minéraux, points d'eau et constructions se mêlent en toute harmonie... On pourrait presque imaginer les promenades journalières des petites impératrices d'antan, copiées aujourd'hui par de dignes descendantes qui se griment pour leur ressembler, le temps d'une photo...
- Des infrastructures plus modernes, construites à l'occasion des Jeux Olympiques... Le "Nid d'oiseau" et le "Cube"... ... Pour tout ça, Pékin s'est montré bien fidèle à ce que l'on attendait... Mais Pékin n'est pas seulement fidèle à nos représentations mentales... Pékin est aussi une ville bien surprenante... Pékin, c'est aussi ça : - De grandes avenues, bien larges et bien propres, où l'on retrouve toutes les grandes enseignes des Champs Elysées (pour les Français de France) ou de Pacific Place (pour les Français d'ici) : - Des constructions futuristes, aux jolies formes et couleurs, qui n'ont rien à envier aux gratte-ciel gigantesques de Hong Kong : - Des réhabilitations de quartiers complets, dans le style préservé des habitations traditionnelles : - Des marches... beaucoup de marches... Danielle et André savent de quoi je parle... le mystère sera levé, pour les autres, dans les jours à venir... Pékin c'est enfin, et c'est là notre grande révélation, des gens d'une gentillesse incroyable, qui font des grands sourires plein de dents, qui rient quand vous essayez de parler quelques mots de mandarin, qui s'évertuent à vous dire que vous êtes très doués pour les langues alors qu'ils n'ont pas compris un traître mot de ce que vous avez dit, qui répètent indéfiniment le même son parce que vous aimeriez tellement le prononcer correctement, qui se montrent curieux de vous (Ubac, qui nous a évidemment accompagnés dans ce périple, a eu un succès incroyable : les gens la regardaient, la touchaient, la photographiaient... une vraie petite star !), qui ont une vraie envie de partager ce qu'ils sont avec vous... La grande surprise de Pékin, ce sont les Pékinois... Leurs sourires et leur joie de vivre, leurs chants, musiques et danses dans les parcs : Ici, une danse accessoirisée, dans les jardins d'un temple...
Ici, sur les pentes de la colline de charbon, un attroupement se forme autour d'une chanteuse... et des femmes du public entrent dans la danse... Quand on connaît la différence de niveau de vie entre Hongkong et Pékin... quand on connaît les Hongkongais, dont la plus grande qualité n'est ni le sourire ni l'intérêt porté à l'étranger (euh... n'est-ce pas aussi un peu valable pour les Français ?)... on ne peut pas s'empêcher de s'interroger sur la relation entre richesse et tristesse, entre pauvreté (toute relative dans le cas de Pékin, mais toute absolue dans le cas des Indiens) et joie de vivre... Perd-on son sourire quand on gagne de l'argent ? Perd-on son sourire quand la peur de perdre ce que l'on a acquis survient ? Pas de réponse, juste des constats et des interrogations... Dans les prochains jours, en fonction du temps dont je disposerai, la suite, au jour le jour, des aventures pékinoises de notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... October 24 De retour de Pékin...... enchantés par la ville, toute en contraste, et ses habitants, tout en sourires qui font chaud au coeur... Promis, je mets le blog à jour demain ou lundi... au programme : plein de photos et le compte-rendu détaillé des quatre jours de vacances passés dans cette ville qui vient de croiser la route de notre nouvelle vie à nous qui n'est plus si nouvelle que ça... April 21 Bangkok, le retour...Bangkok est encore plus agréable que dans mes souvenirs... Je vous raconte ? Pour commencer par le commencement, il faut que je vous dise, pour ceux qui ne le savent pas encore, que j'ai voyagé avec Kenya Airline... Si j'étais assez fière de moi au moment de payer mon billet (l'aller-retour le moins cher du monde ou presque !), j'étais un peu moins fière à l'idée de ce que pourrait être l'avion qui allait m'acheminer... C'étaient de bien vaines craintes puisque l'avion et le service étaient très bien. A l'aller en tout cas, puisqu'au retour, l'avion étant retardé de huit heures, j'ai été transférée sur un avion de Thaï airways, une compagnie plus Arrivée à Bangkok, direction Khao San road... Pour ceux qui ne Le premier jour, lundi, je suis arrivée trop tard pour imaginer Le lendemain par contre, j'ai eu un réveil matutinal pour pouvoir tout à loisir me livrer au pèlerinage tant attendu : Wat Phra Kaeo, le Grand Palais et Wat Pho. Quel plaisir que celui de déambuler dans Ben oui... c'est un garçon, ma gentille vendeuse... Ce sera très souvent le cas : il y a une forte communauté travestie à Bangkok... J'ai quand même fini par voir tout ce que je voulais voir ce jour- La visite s'est achevée sur LE passage obligé, dont je rêve depuis quatre ans maintenant (je crois que je le regrettais déjà avant de l'avoir quitté) : le centre de massage du temple de Wat Pho... Comme il y avait beaucoup de monde à attendre pour être massé, il était impossible de négocier deux heures de massage... il fallait se contenter d'une heure... Comment ? Une seule petite heure de massage après quatre ans Durant toute ma promenade du matin, j'avais été surprise de Jamais, je crois, je n'avais vu tel débordement festif ! J'ai mis
Heureusement, l'hôtel choisi, le Buddy lodge, avait une petite piscine sur le toit, où j'ai pu me laisser sécher bien agréablement par le soleil... C'est encore là que j'ai passé ma matinée du Pour finir cette parfaite journée, il ne nous manquait qu'une petite séance shopping, que nous avons faite au Night Bazaar... Le lendemain, jeudi, journée travail pour Eric et grande expédition pour moi : j'avais décidé de me rendre chez le coiffeur... Selon toute vraisemblance, les prix des coiffeurs en Thaïlande ne pouvaient pas être plus élevés qu'à Hong Kong... Je me suis donc rendue à l'Intercontinental Hôtel où devait se trouver, selon les informations glanées sur Internet, un coiffeur français... mais le coiffeur français avait fermé et s'y trouvait un coiffeur local... Allons-y pour une coupe locale ! Evidemment, quand j'ai parlé de "mèches blondes, légères" et que le coiffeur, d'un air entendu, m'a montré la photo d'un très joli platine, j'ai Le vendredi, travail pour Eric et séances piscine pour moi, entrecoupées seulement de pauses "massage"... et le soir, pour faire plaisir à Monsieur, un petit tour par Khao San, où j'ai fini de dévaliser les stands à babioles. La plus jolie journée a été, Après des heures et des heures passées à errer entre les stands, chargés comme deux Finie la petite semaine passée à Bangkok... Je suis de retour depuis hier soir et Eric est parti pour Jakarta... Retour prévu, pour lui, mercredi dans l'après-midi... après quatre semaines de vadrouille, il lui tarde un peu ! Ce qu'il y a de bien, dans le fait d'habiter Hong Kong, c'est que l'on rentre de vacances avec plaisir, heureux de renouer avec la beauté de cette ville dont on ne se lasse pas, contents de réintégrer notre nouvelle vie à nous commence... April 05 Bali, suite et fin...Je vous avais parlé de trois occasions où, durant notre séjour balinais, nous avons manqué à notre rituel enchaînement : petit-déjeuner/piscine/déjeuner/piscine/dîner/dodo... Le premier manquement a consisté à partir à la découverte d'un petit coin de paradis longuement vanté par François et Caroline : Dreamland beach... c'est vrai que le nom fait rêver... Evidemment, trouver une plage quand on n'a pas de plan, c'est un peu compliqué, alors nous avons enchaîné les heures de voiture dans un véhicule absolument pas conçu pour contenir, à l'arrière, les trois adultes que nous étions... Mais tout ça en valait la peine... c'est vrai que les vagues sont belles, à Dreamland : ... c'est vrai aussi que la plage n'est pas mal : ... mais ce que n'avaient pas prévu François et Caroline, c'est que leur petit coin de paradis pourrait aussi attirer d'autres que nous, des promoteurs par exemple... du coup Dreamland, c'est aussi ça : ... forcément, ça fait un peu moins rêver... Le deuxième manquement, une virée à Ubud, au coeur de l'île de Bali... Eric ne voulait pas manquer à la tradition qui veut que "vacances" rime avec "location de moto"... L'idée a amusé Benoît.. Nous voilà donc partis tous trois à moto sur les routes de Bali, François et Caroline suivant en voiture... Sur le trajet, pas grand-chose à dire : les routes et la conduite balinaises sont bien moins inquiétantes que ce que nous avions connu en Inde, et les motos sont assez correctes... En la matière, Benoît remporte la palme avec une moto qui, au bruit, et au bruit seulement, a tout d'une Harley... J'exagère ? Entendez plutôt...
(au passage, vous admirerez les très jolis casques que nous portions...) A Ubud, déjeuner au Lotus Café, un charmant restaurant au Un peu plus loin, la rue principale regorge de galeries de peinture, d'ateliers de peintres et de boutiques d'artisanat d'art. A côté des toiles naïves qui achalandent la majorité des galeries, souvent très réussies d'ailleurs, quelques pièces plus rares, plus audacieuse... Un vrai régal pour les yeux... Plus encore que le marché ou les boutiques d'art, ce qui nous séduit, à Ubud, est une atmosphère très particulière de sérénité presque palpable... le En soirée, petite promenade en dehors de la ville... On emprunte pour cela une petite ruelle faite de pavés incrustés d'inscriptions, du genre "star avenue" mais offrant la parole, si l'on a bien tout compris, à des inconnus, que l'on remonte jusqu'à déboucher sur le spectacle féérique du coucher de soleil sur les rizières... et là, tout d'un coup, on comprend pourquoi on est là... ... on comprend aussi que la journée du lendemain sera forcément consacrée à une balade dans les rizières... Et on consacre la journée du lendemain à une balade dans les rizières, où nous avons quand même réussi la prouesse de débusquer un temple... chinois ! Difficile de dire la balade en question... Il y a les photos pour cela, qui le feront mieux que moi... dans l'album photo "Bali suite et fin"... Le troisième manquement, dernière soirée de notre séjour, un spectacle de Keçak au temple Uluwatu. Keçak, j'explique ? J'explique... Keçak, c'est un spectacle qui met en scène la légende
La vidéo est de mauvaise qualité, désolée... Très beau même si certaines scènes, donnant dans le comique grotesque, nous surprennent un peu... Bali, c'est terminé... avec un très net goût d'inachevé, d'envie d'y retourner... Nous y retournerons... Benoît est reparti pour Milan, où il a enchaîné de longues heures d'avion et une journée de travail... Caroline a retrouvé Barcelone, où bébé Carle continue à grandir dans son ventre ... François est toujours là, à Hong Kong, parce qu'il a bien du mal quitter cette ville qu'on aime (et, accessoirement, parce qu'il a dû travailler en Chine cette semaine)... C'était bien, les Zamis, ces quelques jours passés ensemble à Bali... François, Caro, c'était bien d'avoir découvert vos bonnes adresses... Benoît, c'était bien d'avoir l'occasion de te découvrir un peu plus... Merci, les Zamis, de ces jours qui font qu'on l'aime tant, notre nouvelle vie à nous qui commence... April 02 Bali...Bali... aaaaahhhhhhh, Bali.... Pour situer tout d'abord, parce qu'il y a des enfants qui lisent ce blog, et que ce sera toujours ça de pris pour les cours de géographie (ou pour les futures vacances)... Bali, c'est l'île bouddhiste d'un pays musulman, l'Indonésie. Une toute petite île, entourée sur la carte, presqu'en ligne droite, verticale, depuis Hong Kong. Nous logions au Sud, à Kuta, L'ENDROIT branché (et touristique) Dès notre arrivée, nous avons compris pourquoi Bali en général et Kuta en particulier étaient considérés comme des paradis de surfeurs... ... une belle plage, très sale, peu ou pas entretenue... une eau aussi sale que la plage... mais des vagues, des vagues, des Pour le reste, Kuta, c'est facile à raconter... Des gens souriants, Notre semaine à Kuta, facile à raconter également... Des petit-déjeuners pantagruéliques, des déjeuners d'ogres, des dîners éléphantesques, des séances de massages qui s'enchaînent, des heures à bouquiner au bord de la piscine, d'autres à arpenter les marchés, à la recherche DU maillot de bain, DU paréo, de LA statuette... Toutes les photos, bien sûr, dans l'album photo "Kuta" Trois "expéditions" seulement, exceptions dans notre nonchalante routine : une journée passée à chercher la plage de Dreamland, une balade à moto jusqu'à Ubud, et un spectacle de danse "keçak", le dernier soir. Je vous raconterai tout ça demain, toute impatiente que je suis de retourner à ma session "agreg'" de l'après-midi. Difficile de remettre en route ma petite cervelle toute embuée de l'inactivité que j'avais appris à apprécier durant les derniers mois de notre nouvelle vie à nous qui commence... January 21 Fin du voyage...Après Tanjore, reposés par de longues séances "bronzette", nous prenons de nouveau la route, le bus, en direction de Mahabalipuram. Drôle de trajet où il s'agit de prendre un bus dans une gare routière où rien n'est indiqué (nous devons notre salut à la gentillesse d'un vieil indien qui nous mène jusqu'à la porte du bus et ne nous lâche la main qu'après s'être assuré que le chauffeur prendra bien soin de nous), où il s'agit ensuite de parvenir à fermer l'oeil entre pleurs de bébés et ronflement du type de devant, et où il s'agit finalement d'être débarqués, sans autre explication, au milieu de nulle part, sur le bord d'une route, bien heureusement infestée de tchuk-tchuk... La première image que nous aurons de Mahabalipuram, en Cela dit, nous ne regrettons pas de nous trouver au GRT pour le Mahabalipuram, c'est une toute petite ville à mi-chemin entre Pondichéry et Madras... C'est aussi un haut lieu touristique, autant pour les "western" que nous sommes que pour les Indiens (qui voyagent beaucoup à l'intérieur des frontières)... ce qui veut Nous profitons de la plage. Une plage à l'indienne, où les barques de pêcheurs côtoient les vaches sacrées, les chiens affamés et les enfants qui jouent... Premiers pas dans l'océan Indien (oui, j'adore photographier mes pieds !)... l'eau est chaude, les vagues sont fortes...
Vous connaissez la suite : des photos, plein de photos, dans l'album "Mahabalipuram"... Fin du voyage... Un taxi nous ramène à l'aéroport de Madras... direction notre nouvelle vie à nous qui commence à Hong Kong... January 20 Rappel à l'ordre...Je suis rappelée à l'ordre, au blog, par Caro qui se plaint, à juste titre, de ne plus trouver de billet récent depuis quelques jours... Effectivement, j'ai été silencieuse pendant quelques temps... Félicitations, Caro, pour ta perspicacité (et pour tout le reste !!!!)... et pardon Caro que je ne veux surtout pas contrarier... Je continue avec le récit de nos deux semaines en Inde... J'en étais à Tanjore, où nous passons trois jours complets... Arrivés le matin de très bonne heure, après de nouvelles longues Malgré tout, nous faisant violence, nous parvenons à nous Ici, nous faisons, parce qu'un vendeur de bougies est plus habile que les autres, un don aux pieds d'une statue... Que faire d'autre des deux petits récipients plein de parafine qu'il vient de nous mettre dans les mains ? Impression, pourtant, d'une mauvaise blague, quelque chose comme un blasphème, au moment où nous nous penchons devant la statue... Toutes les photos du temple, du musée, de la résidence où nous logeons et de nos longues séances "piscine" dans l'album "Tanjore". Demain, sans faute, la dernière halte de notre séjour : Mahabalipuram... je m'y engage... histoire de pouvoir reprendre le cours hongkongais de notre nouvelle vie à nous qui commence... January 15 36 heures à Madurai...Pour aller à Madurai, et ce sera la seule fois durant tout notre séjour, nous voyageons en train de nuit... plus aucune place en 1ère mais nous parvenons à trouver deux places en couchettes 2nd, sans air conditionné... Au dernier moment, au moment de monter dans le train, Eric parviendra finalement à négocier (en payant bien sûr) une place en couchettes AVEC air conditionné. Cela change tout, dans un pays où il fait chaud même la nuit (qui dit "chaud" dit bestioles et odeurs)... Nous avons aimé la gare de jour, nous aimons la gare de nuit. Encore plus typique. On y dort, couché à même le sol ou sur une couverture étendue pour l'occasion, on y fait les cent pas, comme dans toutes les gares du monde, on y mange aussi, et puis, à la mode locale, on jette ce dont on ne veut pas sur les rails où des hordes de chiens et de chats, en plus ou moins bon état, jamais agressifs, fouillent les déchets, entre deux passages de trains... Etrangement, on n'y fume pas, même sur les quais... Comme nous sommes arrivés très en avance, que nous avons plusieurs heures à passer, nous nous rendons, sur les conseils du Routard, dans la salle d'attente VIP, normalement réservée aux passagers de 1ère classe... Une salle d'attente ouverte à tous vents, quelques sièges de métal, des toilettes pas très propres et des douches (!). L'odeur d'urine, toujours, très présente, qui finit par nous chasser de la salle d'attente en question. Nous trouvons refuge à l'extérieur, sur un quai. Eric fait les cent pas et je bouquine à la lueur du lampadaire au pied duquel je suis assise, m'aspergeant d'anti-moustiques au point que les chiens affamés n'osent approcher. Ces bras-là, de Camille Laurens attire l'attention d'un jeune indien, étudiant la langue française, dont le train fait halte quelques minutes en gare. Quand Eric revient, j'ai plein de petits amis indiens qui essaient de m'apprendre quelques mots de tamoul que j'oublie aussitôt prononcés. Le train indien ? Bien moins inquiétant que ce que l'on pourrait imaginer. Le train indien, pour ce que nous avons pu en voir, est propre. Bien sûr, je hurle à la vue d'un cafard s'échappant au moment où le contrôleur ouvre nos couches, mais finalement il est plutôt moins inquiétant que les cafards hongkongais... Beaucoup moins gros.Pour le reste, ce n'est pas le grand luxe (des enfilades de compartiments ouverts sur le couloir, où l'on trouve également des couchettes, chacun avec six couchettes sur trois étages) mais ce n'est pas non plus dramatique. Nous sommes presque confortablement installés... "Presque" parce qu'il ne faut pas tenter le diable et qu'il faut dormir avec nos sacs... du coup, je partage ma couche avec un sac aussi gros que moi. La cohabitation se passe plutôt bien, sauf pour mon cou, qui a bien du mal à trouver une position qui lui convienne. Nous arrivons tout de même à peu près reposés à Maduraï, au petit matin et nous sommes cueillis par l'agitation frénétique de la A Maduraï, l'atmosphère n'est pas aussi douce qu'à Pondichéry, Est-ce que les pieds nus fabriquent des souvenirs impérissables ? J'ai le souvenir très net, je crois, presque palpable, de tous les endroits où j'ai marché pieds nus, que j'ai touché de mes pieds Exceptionnel, le temple de Maduraï...Onze tours toutes décorées de mille figures de dieux... Je ne sais pas raconter tout ça... Les photos dans l'album Maduraï le feront mieux que moi qui laisse mes récents souvenirs pour retourner à notre nouvelle vie à nous qui commence... January 13 Pondichéry...Puisqu'il n'y a plus de places disponibles en train, c'est en bus que (mais pas d'amortisseurs...) Arrivée à Pondichéry, gare routière, tchuk-tchuk négocié pour se rendre dans un hôtel élu "hôtel préféré dans lequel on aimerait bien passer les quatre jours que nous avons à passer dans le coin"... Sauf que l'hôtel en question est plein. Comme le suivant. Comme celui d'après... Ca fait les affaires de notre chauffeur de
Quatre jours à Pondichéry... Evidemment, nous commençons par la visite de l'ashram et celle d'Auroville, la ville "utopiste" créée de toutes pièces par la fondatrice de l'Ashram... Tout cela mérite explication ? Alors explications... L'ashram, pour faire simple, c'est une école fondée par une française, surnommée La Mère, pour former les disciples de Aurobindo, son époux, un philosophe bengali passé par le yoga Quant à Auroville, voilà ce qu'en dit le Routard : ce "n'est pas une Finalement, ce qui nous interpelle le plus, c'est encore un banyan sans doute plusieurs fois centenaire... Cela dit, nous voulons bien croire que nous n'avons rien compris à Auroville... D'ailleurs, il suffit d'une balade en mobylette à De cette promenade en mobylette à l'extérieur de Pondichéry, à travers les villages où maisons en dur et huttes de boue se côtoient, nous n'avons pas rapporté de photos... D'abord, ce pas facile de prendre des photos en se cramponnant au dos d'Eric pour ne pas être éjectée du garde-boue au premier nid de poule... et puis on a un peu craint que les photos disent mal la magie du moment, à cause de la vétusté, de la saleté, des chiens et des enfants nus, peaux noires et brindilles de paille dans la tignasse, déféquant sur le bord des routes... La saleté, toujours, le bazar, toujours... et, toujours aussi, l'impression, tenace, très forte, que chaque chose est à sa juste place, que rien ne pourrait être plus parfait. Que fait-on, quatre jours durant, à Pondichéry ? On se promène, la journée, dans les rues pavées de la ville blanche, au milieu des bâtiments coloniaux plus ou moins bien entretenus... on découvre, au hasard de nos promenades, de vieux terrains de tennis, abandonnés depuis longtemps, et on se dit qu'Anne-Marie Stretter aurait y pu engager une partie... on sirote des jus de Nous faisons tout cela... Nous dînons, un vrai repas français, au Satsanga, pour un repas très dépaysant puisque l'on parle français tout autour de nous et qu'il y avait bien six mois que cela ne nous était pas arrivé... Nous enchaînons, le soir du 24 décembre, avec un réveillon dans la courette intérieur du Dupleix (en photo à droite), où les plats franco-indiens se succèdent avec plus ou moins de bonheur (délicieuse, la soupe en entrée... immangeable, le canard qui la suit)... Peu importe : le charme du lieu, une maison ancienne rénovée avec beaucoup de goût, pallie les expériences culinaires pas toujours réussies... Un coup de coeur particulier pour le restaurant de l'hôtel l'Orient, avec lequel nous terminons notre séjour, qui allie un lieu exceptionnel et une cuisine, indienne, tout à fait délicieuse... Evidemment, des photos, encore des photos, dans l'album "Pondichéry"... Et demain ou après-demain, sans faute, c'est promis, un petit mot sur le jour où Madurai s'est fait décor de notre nouvelle vie à nous qui commence... January 08 MadrasMadras... ville d'arrivée, premier contact avec l'Inde... En sortant de l'aéroport, la chaleur, malgré l'heure tardive. Surpris tout d'abord par la vétusté de l'aéroport, bien différent de La maison est jolie, avec une petite cour intérieure pleine de plantes. Plus justement : elle pourrait être jolie si elle n'était pas en état avancé de délabrement. La propreté est très Nous nous adaptons. Il ne s'agit que de deux nuits. Nous faisons avec les matelas pas très nets et très humides (pour tout dire, nous avions prévu : nous avions apporté nos "sacs à viande"... quelle horreur que ce nom de sac à viande... je n'en connais pas d'autres), avec la salle de bains Au moment de partir, Eric s'y fera un ami... bien décidé à le suivre dans son tour de l'Inde...
Le soir même, petite promenade aux alentours de l'hôtel, de quoi rencontrer un petit marché aux biquettes... en venant de Maurienne, je ne devrais pas m'extasier devant trois biquettes... oui, mais les biquettes, ici, sont exposées au milieu de la rue, rangées au milieu des mobylettes, et... peintes en rose... Deny, ça te donne des idées pour les chevaux ? C'est le bazar... Pour le reste, Madras est une grosse ville, très peuplée, très Et nous adorons notre début de séjour... Des heures à se promener dans les ruelles commerçantes bondées de monde et de bruit, entre les boutiques vendant de tout et de rien, les stands de fleurs, de fruits et de légumes à même le sol. Rien de particulier... juste des scènes de la vie ordinaire, de quoi goûter à l'Inde autrement qu'à travers ses monuments...
Une belle matinée aussi dans les jardins d'Amethyst. Un quartier
Encore une fois, sentiment que tout et chacun est à sa juste place... C'est le bazar, c'est crasseux, et c'est... juste. Durant le séjour à Madras, nous décidons d'organiser le suite de Petite frayeur : pas une seule place de train disponible pour l'Ouest du pays. Tant pis pour les backwater, nous nous contenterons du Tamil Nadu, la région du Sud-Est. Plus une seule place de train disponible non plus pour tout le reste de notre trajet, à l'exception d'un aller Pondichéry - Madurai, "couchettes" seconde classe, pas d'air conditionné. Nous le prenons, sans certitude de pouvoir revenir, comptant bien sur le système, apparemment très développé, des bus qui sillonnent le pays. Là encore, c'est l'aventure : les places de bus ne s'achètent pas à l'avance. On se rend à la gare routière, on trouve le bus (ce n'est pas une mince affaire), et, s'il y a encore de la place à l'intérieur, on monte... C'est comme cela qu'on rejoindra Pondichéry, deuxième étape de notre séjour, que je garde pour demain, histoire de quitter mon écran et d'aller profiter un peu de la ville de notre nouvelle vie à nous qui commence... Evidemment, plein d'autres photos.. il fallait bien que je justifie l'achat de mon appareil magique ! Elles sont dans l'album "Madras"... January 07 Comment dire....Je continue à tourner autour de l'Inde... Comment dire l'Inde ? Je ne trouve pas de bonne manière de commencer, un peu comme devant une bobine de fil neuve, quand on ne trouve pas le bout du fil... Le voyage, il est facile à raconter : Madras, Pondichéry, Madurai, Tanjore, Mahabalipuram, Madras... et rien qui ne se passe comme prévu... Un surclassement sur le voyage aller, pas de billet de train disponibles pour aller dans les backwaters, deux heures à chercher un hôtel en arrivant à Pondichéry parce que tout était plein... et tout qui s'arrange toujours au mieux. Pour le voyage, je sais : je vais faire au plus simple, jour par jour, dès demain... Une ville par jour... Mais pour l'Inde, je ne sais pas faire... L'Inde, ce sont des L'Inde, c'est aussi des odeurs... L'encens qui brûle partout, jusque L'Inde, c'est de la vie, partout, tout le temps... dans les campagnes, dans les villes, dans les rues, dans les hôtels, dans L'Inde, c'est des couleurs avant tout... Comme dire les couleurs ? La terre rouge, la poussière rouge qui vole partout, qui se colle aux visages, aux mains, aux pieds souvent nus... La lumière du matin, rougeâtre, qui teinte tout sur son passage... La lumière du soir, au soleil couchant, tout aussi rougeâtre, qui gomme les
Que les femmes sont belles, dans ce pays ! Belles de toute leur C'est ça, je crois, qui me restera de l'Inde : les corps non Quel choc en revenant à Hong Kong, en débarquant à l'aéroport, en retrouvant les petites hongkongaises juchées sur des talons aiguille vertigineux, corsetées par des jupes et des chemisiers des grandes marques ! Quand elle permet des contrastes aussi fascinants, elle est encore plus rigolote, notre nouvelle vie à nous qui commence... |
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